Dans La Presse

Le P Nabil Abboud a souhaité la bienvenue aux trois panélistes et à tous les présents avant de céder la parole au PP Antoine Hafez qui a souligné dans son introduction que la liberté d’expression n’est pas née d’hier et qu’elle restera un sujet brûlant d’actualité :

« De nos jours, les nouvelles technologies de l’Information et de la Communication offrent au public une tribune, un espace pour s’exprimer, mais aussi un moyen rapide et à grande portée de faire circuler ses idées. C’est là une arme à double tranchant qu’il faut savoir manier pour respecter la ligne rouge entre le droit et le devoir de toute liberté ; car la liberté d’expression ne devrait pas se transformer en une liberté d’offenser ou de désinformer. »

Dans son allocution, le PP Camille Ménassa a parlé de la quête de vérité et de liberté qui devient impérative de nos jours car, dit-il, l’information et la communication sont le pétrole du XXIème siècle qui mène soit à la liberté soit à la servitude. C. Ménassa a décrit l’effet néfaste de la communication de masse qui détourne les outils distributeurs d’information et de communication pour en faire un instrument de haine et d’oppression. Ayant lui-même pratiqué tous les métiers de la communication au Liban et à l’étranger, il dit avoir connu toute sorte de censure : l’élasticité des lignes rouges imposées varie selon la situation politique… Au Liban les lignes rouges sont imposées par les différentes forces politiques sur le terrain et par les propriétaires des médias.  
L’érosion de cette liberté est la responsabilité de l’État, des journalistes, qui se laissent faire, et des citoyens qui ne réagissent pas. Pour y remédier :
-    L’État devrait cesser de considérer les médias comme un prolongement de son pouvoir.
-    Certains journalistes devraient cesser de voir dans l’État une source de revenus ou un ascenseur de leur promotion sociale. Les journalistes devraient ne porter allégeance qu’au public et il revient à ce dernier de réagir.

Le PP C. Menassa a conclu son allocution en disant : Nous aspirons à ce que la liberté de penser se manifeste à travers la liberté de s’exprimer car l’expression est l’antichambre de l’action.

Dans son allocution, Issa Goraieb a souligné que les médias exercent toujours une influence sur l’opinion publique, mais c’est celle-ci qui a cessé de peser auprès des gouvernants « en raison de l’intrusion du facteur milicien dans la politique ».

Le journaliste a évoqué les convocations multiples d’internautes à l’ère des réseaux sociaux, y voyant un indicateur de velléités liberticides et d’intolérance à l’encontre de toute sorte de critique. Un fait d’autant plus grave qu’avec le progrès des technologies, falsifier les documents et accuser quelqu’un à tort est devenu à la portée de tous.


 

 
 
   
   




 

 

 

 



 

 

 

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