Dans La Presse

 

J’ai l’énorme chance d’être la petite fille du Docteur Loutfalla Melki qui a été fier Rotarien pendant plus de 50 ans.

Inutile de vous dire que cet homme a été pour moi un très grand mentor ; il m’a appris à apprécier les jolies choses dès mon jeune âge (il était notamment conservateur du Musée Sursock et m’a introduite à ce monde-là toute jeune).

Maïssa a parlé de l’intégration de la nouvelle génération au sein des entreprises familiales et des changements majeurs sur la façon dont le monde consomme et se comporte, à travers des innovations drastiques. Comme par exemple Uber qui a révolutionné le monde du transport et Amazon qui a révolutionné le monde du commerce en ligne.

Si l’entreprise familiale existe encore aujourd’hui, c’est parce que nous nous sommes justement adaptés à ces nouvelles tendances, en créant un nouveau site, en étant actifs sur les réseaux sociaux, en adaptant le choix de produits aux goûts du jour etc. C’est souvent la nouvelle génération qui arrive avec ses nouvelles idées, et ce n’est pas toujours facile pour la génération encore en activité de recevoir ce changement.
Cela demande beaucoup de dialogue, de discussions, de négociations, d’essais… Le succès est dans la capacité à pouvoir avoir l’expérience des plus âgés, et les nouvelles idées des jeunes. Cette intégration n’est pas seulement de l’art, c’est une science.

Opportunités :
1.    Plusieurs approches pour plusieurs générations de clients à capacité d’adaptation en fonction de la clientèle
2.    Échanges d’idées et de connaissances entre les générations
3.    Division des tâches de façon à ce que chacun se concentre sur son domaine d’excellence.

Défis à relever :
4.    Réticence face au changement et à l'innovation de la génération précédente (souvent habituée à une certaine façon de faire) ; les changements sont lents.
5.    Génération entrante un peu trop pressée (recherche les innovations radicales au lieu d’incrémentales)
6.    Dialogue un peu difficile, vu les points de vue opposés et le fossé générationnel.

Par contre les jeunes qui n’ont pas la chance d’avoir une compagnie familiale au Liban, même si l’envie de rentrer est là, ils préfèrent souvent ‘rester stables financièrement et mieux payés à l’étranger’.  Il faut dire que la création de certaines startups au Liban et beaucoup d’autres initiatives encouragent les jeunes à garder leur cerveau ici ; mais il en faut plus !
Il y a notamment plusieurs initiatives comme la Berytech, la Beirut Digital District et la Circulaire 331 qui sont mises en place pour encourager ce mouvement.

 




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