Dans La Presse

 

Abdo Abi Najem s’est tout d’abord présenté comme un avocat qui exerce dans le domaine de la communication et des affaires :

Je travaille à partir de Beyrouth avec des satellites dans le Golfe et dans le monde arabe ; j’’ai été dès mes premières années de stage en contact avec le monde des médias (production cinématographique, production de musique, droits de distribution…). Depuis moins de 25 ans, la télévision et la radio ont été remplacées par la technologie numérique et la digitalisation.
Je me suis installé à Washington DC où j’ai fait des études focalisées sur le droit international des affaires. C’est ainsi que mon parcours d’avocat, considéré tout au début comme traditionnel, a croisé le monde des startups (abréviation de ‘start up companies’).

À l’aide d’un Powerpoint, A. Abi Najem a passé en revue l’historique des startups :

Dans le temps, le rêve des jeunes était d’être engagés dans une grande entreprise ; de nos jours les jeunes rêvent de success stories et de la Silicon Valley. Les investisseurs sont essentiels pour la concrétisation des projets des startups (on les appelle Angels) ; et les startups, avant même le lancement de leur projet, tentent de vendre leur produit au meilleur prix et étudient déjà un plan de sortie (Exit Plan). Ces investisseurs peuvent être des associations, l’État, ou bien les startups ont recours à ce qu’on appelle un crowd-funding.

Finalement les fonds à capitaux à hauts risques (prélevés avant que le projet ne commence) s’appellent Seed funding ou financement de démarrage. Dans ce dernier cas les pronostics ne sont pas toujours bons et les projets tombent très souvent à l’eau. (75% des startups s’arrêtent en chemin par manque de fonds et 1% aux EU réussissent un plan de sortie).
Parfois l’investisseur propose à l’entrepreneur de gérer la startup contre un salaire faramineux.

Je peux vous donner l’exemple au Liban d’une startup qui a commencé avec un capital de démarrage de 400.000$ et qui, après 5 ans, a été vendue à 15 millions de dollars.
Une startup est évaluée selon le nombre de ses utilisateurs/visiteurs.
Je donne l’exemple de ‘Karim’, l’équivalent de Google dans le monde arabe, a été vendu à 3 milliards de dollars, 7 ans après sa formation.
Exemple de l’application ‘Anghami’, fondée par deux jeunes Libanais, leur rapporte aujourd’hui 20 million de dollars par an (tarif d’un dollar par mois payé par des milliers de personnes dépendantes de cette application qui fournit un choix musical sans limites).

Les pays qui ont encouragé les startups : EU, Royaume-Uni, Canada, Inde, Israël, Allemagne, Malaisie, Danemark, Suède… Au Liban, en 2014, la BDL a versé plus de 400 millions pour soutenir les startups. La BDL a même organisé un énorme forum pour encourager cette orientation.

La plupart des startups libanaises font faillite. ‘Berytech’ et ‘Beirut Digital District’ offrent aux jeunes entrepreneurs des locaux, une assistance technique et même légale. En janvier 2019, même des lois ont été adaptées sur ce genre d’affaires au Liban.
L’e-world va très vite et la loi a du mal à rattraper cette évolution. (Cas de diffamation et autres…).  Merci. (Document PDF de la présentation PowerPoint en pièce jointe)

 

 

 





Afficher tle powerpoint