Dans La Presse

 

Le chaos, la corruption, les pots-de-vin et le clientélisme qui ont tourmenté le secteur public après 1991 n'ont pas épargné le secteur privé, exacerbant l'exploitation, manipulant les prix, la contrebande, le vol, l'évasion fiscale et douanière et la violation de l'environnement.

La cessation de toutes ces violations ne peut être obtenue que si le travail des professionnels et des syndicats s’organise et que les chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture réglementent leurs conditions et méthodes de travail et adoptent la transparence dans leurs relations.

Depuis le début des années 90, de nombreuses tentatives ont été entreprises mais sans succès ; car comment trouver des solutions en l’absence de statistiques fiables ?
Depuis l’année 1932 aucun recensement de la population libanaise n’a été opéré sérieusement.  Pas de chiffres fiables surtout en ce qui concerne le nombre de fonctionnaires employés par le secteur public.

En 1989, les chefs de partis et les politiciens ont convenu lors de l’accord de Taëf de rédiger une nouvelle constitution et un pacte national. Cependant, l'organisation de l'administration publique n'était pas l'une des priorités des politiciens, et les choses se sont détériorées rapidement jusqu'à atteindre un chaos total et un niveau inégalé de corruption.
Les gouvernements successifs depuis la création du Grand Liban (en dehors de l'ère du président Fouad Chéhab) ont travaillé sans vision, sans programme d'action et sans planification.

Y. Hakim a fortement déploré l’absence de communication électronique entre les différents ministères et les différents pôles du pouvoir de même qu’une absence inquiétante d’archivage entrave les travaux de recherches d’informations et de statistiques.

S'il n'y a pas de réformes (créer un ministère du plan et un ministère de l'administration publique, restructurer le secteur public et activer des organes de contrôle - le Conseil de la fonction publique, l'inspection centrale, le bureau d'audit et l'Autorité disciplinaire suprême - Activation du pouvoir judiciaire après sa réglementation, révision de la loi monétaire et de crédit et réglementation de la Banque du Liban et du secteur bancaire) le Liban ne pourra pas obtenir de prêts et d'aide financière pour appliquer des réformes et éviter des conséquences nuisibles au pays.

 

 

 

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