Dans La Presse

La crise économique et financière qui sévit au Liban expose progressivement des problèmes fondamentaux et structurels que nous avons depuis toujours connus et expérimentés. Nous ne sommes plus en mesure de gérer les problèmes chroniques causés par la gestion de dirigeants corrompus.

Le Centre Libanais de Recherche et d'Etudes Agricoles se base, par son approche, sur :
1.    La chaîne alimentaire agricole (intrants, production et consommation)
2.    Données crédibles, mises à jour annuellement depuis 1951.
C'est actuellement la seule source de statistiques agricoles approuvée par le Département central de la statistique à la présidence du Conseil des ministres.

Après un bref aperçu sur la détérioration de la politique libanaise dans le secteur agricole depuis 1962, le PP Riad Saadé a exposé également le processus de la détérioration du secteur public depuis 1967.
Ceci a mené à la crise financière nationale actuelle qui ne cesse de s’aggraver.

Rappel : Les trois piliers du développement agricole :
1.    Des recherches qui se distinguaient avant 1975, mais aujourd'hui pauvres au regard des normes internationales.
2.    Education - au niveau des instituts techniques : très faible - au niveau universitaire, l'équilibre entre le dysfonctionnement théorique / appliqué, avec l'absence de connaissance de l'économie agricole libanaise
3.    Sensibilisation : absente, sauf de très rares exceptions.

Au niveau des aides internationales et des ONGs étrangères, le Liban a été longuement soutenu, mais malheureusement, il n'y avait pas, au sein des autorités libanaises, d'experts capables d'orienter le soutien étranger vers les intérêts du pays. La raison la plus importante était l'absence d'un organisme national de coordination dont les tâches sont de fusionner tous les projets dans un plan national intégré afin d'obtenir la meilleure couverture et une efficacité maximale.

La crise financière de 2019 a mis un terme tragique à l'escargot suicide du crédit agricole des entreprises commerciales.
Un tableau comparatif illustre la production agricole et animale au cours des cinq dernières années, de 2015 à 2019 ainsi que les prévisions pour la saison 2019-2020.
La baisse de la valeur du PIB agricole libanais en 2020 est de 38% par rapport à 2018.

Les attentes du Centre libanais de recherche et d'études agricoles sur le produit intérieur brut agricole pour l'année 2020 :
Baisse de 38% du PIB agricole par rapport à 2018 : 47% pour la production végétale et 26% pour la production animale. Cette baisse en un an doit être considérée comme très forte, et si elle n'est pas traitée rapidement, elle pourrait avoir un impact catastrophique sur l'avenir de l'agriculture libanaise.

Un diagnostic correct représente 90% de la solution à tout problème.
Ce plan d'action doit être divisé en deux parties :
-    Un plan d'urgence immédiat pour sauver tout ce qui peut être sauvé de la saison agricole de 2020.
-    Un plan à moyen terme basé sur :
    Des Options Sociales claires.
    Des Options Économiques réalistes : Quel est le modèle économique le plus efficace pour développer cette communauté rurale.
    Un plan de développement à moyen terme avec des projets intégrés et un calendrier clair dans une ‘loi agricole’ qui servira de cadre d'orientation aux ministères et départements successifs.
    Une Politique agricole de coordination.
Tout cela nécessite une décision politique des dirigeants professionnels et des administrateurs.

Mais cela nécessite également des connaissances :
Ce qu'il faut, c'est un réveil fort et rafraîchissant du niveau de connaissance, ce qui nécessite un effort sérieux qui s'étale sur plusieurs générations. Les secteurs de l'éducation et de la recherche ont des tâches de base pour les universités libanaises, les écoles professionnelles et les instituts de recherche.

Le Liban est un pays très unique au Moyen-Orient de par sa situation géographique et de son climat. (Document PDF de la présentation PowerPoint en attachement)

 

 

 

 

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