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Samir Hammoud a commencé par clarifier un point essentiel : Contrairement à ce que l’on prétend, le nombre de banques au Liban - officiellement 63 - n’est pas excessif. Des 63 banques, en réalité, seules 25 sont des banques d’investissement.

Après un bref aperçu sur l’historique déficitaire de l’économie libanaise, S. Hammoud a déploré le manque de productivité et d’efficacité de cette dernière pendant de longues années, entrecoupées de courtes périodes de rémission ; le Liban attirait des investissements car il affichait un aspect de richesse. Il y avait également une grande confiance dans le secteur bancaire.

Quand les ingénieries financières ont commencé en 2016, le déficit avait déjà atteint 75 M de dollars.  Aujourd’hui nous en sommes à 120 M… Ces ingénieries avaient pour but de donner du temps aux gouvernements pour agir et faire baisser le taux du déficit.

Les conséquences de la crise sont nombreuses ; parmi les plus importantes :

?    La décision du gouvernement de ne pas régler en mars 2020 la dette du pays de 2.3 M de dollars d’Euro bonds ;
?    Des taux de change multiples ;
?    Perte de confiance dans le système.

Les éléments prérequis pour une restructuration possible :
?    Stabilité politique et la formation d’un gouvernement de ministres qualifiés ;
?    Instauration d’une loi pour le contrôle des capitaux ;
?    La restructuration de la dette publique ;
?    Injection de liquidité ;
?    Protection des intérêts des déposants.

Solutions : Divers scénarios sont possibles, dont :
?    Amélioration et augmentation des capitaux des banques et restructuration, avec des partenaires stratégiques régionaux ou internationaux pour effectuer d’éventuelles fusions ;
?    Caution non forcée ;
?    Prise en charge par la BDL de celles qui ne sont pas assez saines ;
?    Liquidation (loi 110, épargner les intérêts des déposants) ;
?    Modification de la loi 28/67 et la loi sur la monnaie et le crédit pour séparer les autorités de surveillance, de réglementation et monétaires.