La présentation de Dr Rizkallakh était divisée en 3 parties :
1.    La situation avant la crise
2.    La situation du Médicament
3.    La situation actuelle du secteur de la santé

1)    Avant la crise on comptait au Liban 14,000 médecins et infirmiers. L’excellente qualité des soins faisait du Liban l’hôpital du Moyen-Orient. 140 hôpitaux dans le secteur privé assuraient 80% des capacités des lits disponibles alors que le secteur public ne comptait que 30 hôpitaux.
Aujourd’hui, une importante émigration des médecins et infirmiers qualifiés a lieu vers les pays du Golf ou les pays occidentaux ; cependant le départ vers les pays du Golf est souvent à temps partiel.

2)    80 à 90% des médicaments sont importés. Pourquoi les médicaments ont disparu des pharmacies ?
Les médicaments sont importés sur base de subvention et dépendent des fonds du secteur public et de la Banque du Liban. Si les fonds manquent à la BDL donc l’importation n’est plus possible surtout que les grandes entreprises pharmaceutiques sont protégées par les multinationales. Les délais de paiement (4 à 6 mois) octroyés par les fournisseurs aux compagnies pharmaceutiques ont été largement dépassés ; c’est pourquoi ces fournisseurs aujourd’hui exigent le payement à l’avance et en dollars frais.
Les stocks sont en rupture ; certaines pharmacies préfèrent fermer.
D’autres raisons expliquent aussi l’absence de médicaments : ils sont stockés dans les foyers pour assurer la sécurité des malades ou sont soumis à l’exportation illicite.
Il n’y a plus eu d’importation de médicaments depuis 21 mois.

3)    Les tiers payants, Assurances, CNSS, Mutuelles n’arrivent pas à couvrir les frais hospitaliers et utilisent les médicaments les moins coûteux. Cependant l’industrie pharmaceutique locale est en plein essor et les spécialistes de la santé dont Dr Rizkallah, encouragent aussi l’utilisation de génériques.