PP Riad a présenté le secteur agricole comme ‘malade’ ; et comme tout malade, il a besoin d’un bon diagnostic. Plus ce diagnostic est correct, plus le remède est efficace et la guérison garantie à plus de 90%. À cette situation dramatique notre conférencier réserve des solutions immédiates et d’autres à long terme. En préambule il brosse un historique des différentes étapes fatidiques de la création du Liban :
⁎ La Révolte des Paysans ou la fronde contre le système féodale 1858 menée par Tanios Chahine
⁎ La Moutassarifia
⁎ La Grande Famine de 1914
⁎ La 2ème guerre mondiale
⁎ La guerre civile 1975-1990
PP Riad a évoqué le rôle prépondérant du Liban dans la construction du Proche-Orient, rôle qui a diminué à partir de 1975 et qui n’a pas repris lors des accords de Taëf en 1990, mais au contraire a continué à s’estomper jusqu’à disparaitre en 2019. De plus aucun des gouvernements qui se sont succédé n’a agi en faveur des secteurs de l’agriculture et de l’Industrie pour rendre notre économie productive.
Après cette introduction PP Riad propose des solutions à court et moyen terme dans une présentation claire et précise ; ces propositions sont illustrées dans le document PDF ci-joint.
De nombreuses questions ont été soulevées par les présents, dont on peut relever celle de M. Atef Idriss. Cette question étant d’actualité car génératrice de monnaie étrangère ‘fresh cash’.
Question : Que doit-on faire pour l’exportation des produits agricoles et pour honorer les programmes signés avec l’Union Européenne ? Le problème ne se gère pas en empruntant auprès des caisses comme ‘Kafalat’ ; le problème n’est pas financier ou théorique avec la rédaction de rapports ou de statistiques. Il faudrait aider et mieux activer les laboratoires de contrôle : L’IRI, le LARI et le laboratoire du ministère de l’Agriculture.
Réponse : Une des solutions proposées par notre conférencier à diverses autorités, et à plusieurs reprises, est d’équilibrer la balance commerciale des produits agricoles purs et celle de l’industrie agroalimentaire. Les produits de l’agriculture doivent couvrir le coût des produits importés comme le blé, le riz, …
Aussi PP Riad a donné son interprétation des accords conclus : Ils ont été faits au cours des années par des personnes compétentes, hautement diplômées mais qui se basent sur des principes non pragmatiques. Par exemple : Pourquoi ne pas subventionner certains produits, alors que des pays comme les USA et la France le font ?
Un exemple de subvention qui a bien réussi est celui de l’Office des Céréales et de la Betterave Sucrière fondé en 1942 ; malheureusement aujourd’hui celui-ci est inexistant.
L’Industrie agro-alimentaire doit être mise sur de bons rails ; bons nombres d’industriels ont dû fermer à cause de la mauvaise gestion de l’Etat dans ce secteur. Nous sommes loin des institutions fondées par le président Fouad Chéhab.
PP Riad a conservé sa touche positive tout en mettant en garde quant à la Sécurité Alimentaire ‘ ألأمن الغذأئي ’, sinon on risque plus que des problèmes d’approvisionnement … une famine. Il invite à suivre une politique planifiée alors qu’aujourd’hui chaque ministre a son plan et sa stratégie.