M. Chammas a divisé sa présentation en 3 parties :
1.    Aperçu sur la consommation actuelle des produits pétroliers
2.    Pourquoi une si grande consommation ?
3.    Solutions

1.    Le Liban est un grand utilisateur de carburants de toutes sortes payées en USD. Exemples :
-    3 Millions de tonnes pour EDL.
-    160 tonnes de EPG (gaz domestique).
-    200 tonnes de gaz pour l’aviation.

2.    Plusieurs raisons ont favorisé cette consommation, dont :
-    Manque d’utilisation de l’Energie Renouvelable (solaire, éolienne, …) qui entraîne une consommation de l’énergie d’une façon démesurée, surtout que le coût de cette forme d’énergie payée en dollars était jusque-là à la portée de tout individu.
-    Pas de transport public en commun et une mentalité individualiste qui inhibe l’utilisation du co-voiturage.
Le problème latent a commencé en février 2019 lorsque les banques locales ont montré leur manque de liquidité pour ouvrir les lettres de crédit nécessaires à l’importation du carburant. Par exemple : Medco a 15% du marché des ouvertures de lettres de crédit ; c’est dire combien la BDL a besoin de fonds pour alimenter les produits subventionnés que ce soit carburant, alimentaire ou médicaments…
En août/septembre 2019 le taux de change du dollar commence à grimper et la BDL assurait les dollars nécessaires à cette importation en maintenant la subvention au pétrole. Le premier décret de maintien du taux à 1$/1515 LBP date d’octobre 2019. Graduellement les banques se trouvent de plus en plus tributaire de la BDL et la dette se creuse.

La crise ayant aussi son aspect politique, les politiciens se renvoient les accusations sans trouver de solutions ni à la montée croissante du dollar ni à la levée graduelle des subsides préconisées par les importateurs de pétrole qui proposaient un ‘soft landing’ ; c’est-à-dire une hausse graduelle du prix des carburants jusqu’à la levée totale des subventions.
Selon nos politiciens, toute solution entraînerait une révolution sociale.

Cette crise était aussi exacerbée par la perméabilité des frontières. La Syrie s’approvisionne de pétrole avec les dollars libanais à cause de l’embargo dont elle fait les frais. Les citernes de carburant traversent la frontière légalement ou illégalement mais le résultat pour le Liban est le même : une pénurie s’installe.

3.    Maroun Chammas se réunit avec les responsables politiques plusieurs fois ; et au nom de ses collègues, il propose au gouvernement un ‘soft landing’, comme cité ci-dessus. De plus il propose :
-    D’allouer des stations d’essence qui vendent l’essence à des prix non subventionnés.
-    D’établir une plateforme niveau national semblable à la plateforme Covax (celle de la vaccination) qui contrôle et délivre les priorités de remplissage aux sociétés ou individus suivant leur fonction.
-    Un enregistrement avec paiement bancaire à l’avance qui permettrait aux utilisateurs de réserver leurs besoins.
Si nous voulons une réduction de la facture des carburants, réduisons la facture de l’Electricité.
A ce jour le mazout domestique n’est plus subventionné alors que le prix du ‘gasoil’/essence est toujours contrôlé par la BDL (le dollar étant à 14,000 LBP).

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