Avec enthousiasme Madame Ibrahimchah nous raconte comment est né Beit el Baraka qui aujourd’hui possède 226.000 noms dans sa base de données.

 

C’est une rencontre avec une retraitée sous un pont à Beyrouth qui est à l’origine de cette initiative. 

Beit el Baraka s’occupait initialement des retraités : Pourvoir des domiciles honorables aux personnes qui n’ont plus de travail. Après le 4 août 2020, cette initiative s’est développée pour réhabiliter les maisons et les petits commerces dévastés par l’explosion.

 

Aujourd’hui Beit el Baraka qui se veut avant tout une organisation humanitaire a grandement élargi son champ d’action :

1. Un programme de support médical avec 6 pharmacies gratuites ;

2. Un supermarché gratuit où sont vendus les produis agricoles cultivés dans les terres de cette ONG ;

3. Des ‘Fermes Agricoles - Projet de Permaculture’. Ici aussi la conférencière nous fait part d’une autre histoire, un miracle à l’origine de ce projet. Une jeune Libanaise qui a émigré en Australie lui lègue une superficie de 500.000 m² de terres arables. La Permaculture ayant beaucoup de succès auprès des agriculteurs, les produits sont vendus à travers ‘Kanz’ un marché propre à Beit el Baraka.

4. ‘Nazzell el Sallé’ est un projet d’Économie ‘Circulaire’ qui allie l’humanitaire, le social à l’économique, et dans lequel le pourvoyeur (écoles, épiceries, petits commerces…) et le bénéficiaire habitent un même quartier.  

 

Comment Beit el Baraka est passé des aides à l’Habitation à celles de l’Education ?

Après l’explosion du 4 août au port de Beyrouth, les bénévoles de L’ONG ont sillonné les quartiers touchés et Beit el Baraka, forte de 372 corps de métier, a pu ainsi réhabiliter 3.011 habitations, 22 maisons classées, 4 écoles et 1 hôpital.

 

En octobre 2020, au cours d’une tournée dans ces quartiers, Madame Ibrahimchah a pu constater que les enfants n’étaient scolarisés ni en présentiel ni en virtuel. Les donateurs donnent presque tous la priorité à la Santé et la Faim. Les aides internationales qui sont dédiées à ces secteurs et qui viennent à travers les ONG internationales, les ambassades et les fonds étrangers sont distribuées aux associations qui aident principalement les enfants syriens déplacés alors qu’un grand nombre d’enfants libanais et étrangers résidant au Liban ne peuvent pas en profiter.

 

Ayant observé un risque d’endoctrinement politique ou religieux à la sortie des écoles publiques, Maya Ibrahimchah lance, en partenariat avec Dr. Najat Saliba professeur à l’AUB, un programme pilote pour les écoles publiques : La création de salle polyvalente équipée par des systèmes solaires, WiFi et ordinateurs pour familiariser ces enfants, une fois leurs cours terminés, avec la nouvelle technologie dans des jeux vidéo et des programmes informatiques. Les enfants sont ainsi en contact avec d’autres à l’extérieur du Liban. Ce programme a déjà vu le jour avec beaucoup de succès dans une école et le projet sera appliqué à d’autres écoles à Dahié et à Tarik el Jdidé.

 

Le coût de la scolarité dans les écoles publiques s’élève à 150 $ pour une année entière… déjà les petits Libanais ont perdu 2 années scolaires… perdre une 3ème sera un très grand danger. C’est pourquoi Beit el Baraka entame un programme intitulé ‘Forsa’ qui s’occupe d’assurer la scolarisation à 32.000 enfants. ‘Forsa’ a vu le jour en association avec M. Sélim Eddé, grand philanthrope.